novembre 2007

Archive mensuelle

Adieu Fred !

Créé par le 28 nov 2007 | Dans : Coups de blues, MyMusik

systm3.jpg

Décès de Fred Chinchin, guitariste dandy des Rita Mitsouko 

PARIS (AFP) — « Marcia baila », « C’est comme ça », « Andy », « Les histoires d’A »… La scène rock française a perdu une de ses figures après la mort du guitariste Fred Chichin, âme des Rita Mitsouko aux côtés de sa compagne Catherine Ringer, emporté mercredi par un cancer fulgurant à l’âge de 53 ans.

Fred Chichin est décédé dans la matinée dans un hôpital parisien des suites de cette maladie qui l’a emporté en deux mois, selon sa maison de disques Because et son tourneur Corida.

Son état de santé avait forcé les Rita Mitsouko à annuler plusieurs concerts ces jours derniers, dont l’un était prévu mercredi soir à L’Olympia.

Pour d’autres spectacles récents, comme celui du 13 novembre, déjà à L’Olympia, Catherine Ringer avait chanté sans Fred Chichin, simplement accompagnée du groupe de musiciens qui suivait le duo.

Le dernier album des Rita Mitsouko, « Variéty », est paru en avril.

Le duo fonctionnait largement sur le contraste entre les personnalités de Chichin, dandy dégingandé au visage barré d’une fine moustache ou d’une barbe de trois jours, et de la diva destroy Catherine Ringer, à la voix puissante, théâtrale et pleine de folie.

Les Rita Mitsouko ont connu leur apogée en 1986 avec leur deuxième album, « The No Comprendo », qui contenait les tubes « Les histoires d’A », « Andy » et « C’est comme ça ».

Depuis ses débuts en 1979, le groupe s’est fait le chantre d’une musique extrêmement inventive, mêlant des influences rock, funk, punk, ska, sud-américaines, ainsi qu’un solide sens de l’humour.

Il avait connu un énorme succès en 1985 avec le single « Marcia baila », tiré de son premier album, paru l’année précédente. Ce morceau latino-rock écrit en hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto, décédée d’un cancer, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.

Né le 1er mai 1954 à Clichy, d’un père cadre et passionné de cinéma qui avait créé dans les années 60 la revue « Miroir du cinéma », Frédéric Chichin avait rencontré Catherine Ringer en 1979 lors du spectacle « Flash rouge ».

Ils avaient d’abord appelé leur duo les Spratz, avant d’opter pour Rita Mitsouko. « Rita » avait été choisi pour ses consonances sud-américaines et « Mitsouko » signifie mystère en japonais.

Tous deux avaient ajouté « Les » devant « Rita Mitsouko » au milieu des années 80, car le public pensait souvent que ce nom était celui de la seule chanteuse.

Leur troisième album, « Marc et Robert », en 1988, avait déçu, malgré la présence du tube « Le petit train ». Le suivant, « Système D » (avec « Y a d’la haine »), avait lui aussi reçu un accueil moyen en 1993. Entre les deux, les Rita avaient demandé à des DJ de remixer certaines de leurs chansons pour l’album « Re » en 1990.

Suivront alors l’album « Acoustique » en 1996, « Cool frénésie » en 2000, la compilation « Bestov » en 2001, « La femme trombone » en 2002 puis « En concert avec l’Orchestre Lamoureux » en 2004 (réinterprétation de leur répertoire en concert avec cet orchestre classique).

« Variéty », paru en deux versions, française (avec trois chansons en anglais) et intégralement anglaise, avait marqué une renaissance artistique pour les Rita.

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a rendu hommage au « créateur d’un univers musical d’une grande originalité », et l’un de ses prédécesseurs, le député socialiste Jack Lang, a salué dans les Rita « un des groupes de rock les plus décapants de ces vingt dernières années ».

LIRE C’EST PARTIR !

Créé par le 23 nov 2007 | Dans : Coups de coeur

« Chaque enfant a le droit de possèder un livre », telle est la devise de l’association loi 1901 à but non lucratif  »LIRE C’EST PARTIR », créée en 1992.

L’objectif de l’association est de publier des livres de poche à prix réduit pour les enfants.

Leur ambition est de faire entrer des livres dans les foyers où ils sont absents.

Chaque livre coût 0.70 euro. Et oui c’est possible.

« LIRE C’EST PARTIR » s’occupe de la distribution dans les écoles, en relation avec les inspecteurs académiques et tout un réseau d’associations pour assurer un coût abordable même pour les familles dont le revenu est faible.

Des auteurs prestigieux jouent le jeu :

Au départ, les auteurs étaient essentiellement des écrivains du 19ème siècle, tombés dans le domaine public mais aussi de jeunes auteurs. Puis des auteurs comme Agnès Rosenstiehl, Françoise Sagan, Thérèse Roche, J.MG Le Clézio, ou Alexandre Jardin qui, emballés par le projet, leur ont proposé des textes inédits ou leur confièrent leurs ouvrages épuisés.

Quelques titres de leur catalogue, à consulter et à commander sur leur site http://lirecestpartir.free.fr/frame.html :

cococacophonie.jpg

zoedoudous.jpg

ograsseur.jpgograsseurverso.jpg

pere.jpgpereverso.jpg

enfantsouspont.jpgenfantsouspontverso.jpg           

Paranoid Park / le film

Créé par le 07 nov 2007 | Dans : Coups de coeur

book.jpg

Gus Van Sant adapte admirablement bien ce roman Blake Nelson au cinéma. Après Elephant, on retrouve des gamins paumés d’une banlieu malfamée de Portland.

La photo est très belle, la musique tout autant. Et cette façon de filmer est tout à fait originale. Gus Van Sant sait parfaitement capter ce qui se passe dans la tête des adolescents.

A voir de toute urgence.

Image de prévisualisation YouTube

Critique Télérama (pour une fois que je suis d’accord) :

« Ces dernières années, on annonçait régulièrement le retour de Gus Van Sant à Hollywood pour un gros film avec Tom Hanks. Finalement, il ne semble pas prêt à décrocher de son cinéma délicat, élaboré dans sa ville de Portland et peuplé d’adolescents non professionnels. Garder le fil de son imaginaire et de ses rêveries : cette obstination à rester dans son monde à soi, voici qu’elle se trouve au centre d’un nouveau film. Son héros, Alex, 16 ans, fondu de skate, n’adhère vraiment qu’à sa planche. Ou plutôt à l’univers parallèle qu’elle lui ouvre, tout en glisse, en apesanteur.

Pourtant, il y a de quoi redescendre sur terre : il y a eu un mort, l’autre samedi, non loin du « Paranoid Park », le paradis malfamé des skateurs, où Alex se perd en contemplation – sans oser se lancer. Un agent de sécurité est passé sous un train de marchandises. La police montre les photos du cadavre aux lycéens du coin, puisqu’il est établi qu’un skateur a poussé la victime sur la voie à l’aide de sa planche. Ne cherchez pas plus loin, le suspense ne dure pas, le film n’est pas construit là-dessus. Celui qui a involontairement provoqué la mort du vigile avant de s’enfuir, c’est Alex.

Le roman originel (signé Blake Nelson) se présente comme le journal du coupable, cherchant à retrouver ses marques après l’accident. Face à ce type de personnage, la plupart des cinéastes se font tour à tour procureur, avocat de la défense et prêtre : ils prononcent finalement l’absolution, autorisent la rédemption. Cela a donné de beaux films (récemment ceux des frères Dardenne), mais Gus Van Sant ose tout autre chose. Quand, juste après son geste irréparable, Alex regarde dans les yeux sa victime littéralement coupée en deux sur les rails, il ne semble voir qu’une image gore, fantasmagorique, virtuelle. Le sujet du film n’est pas la culpabilité du héros, mais sa distance au monde réel.

Ce déplacement fait de Paranoid Park un film vertigineux, sous ses dehors cool et planants. Personne n’est là pour dire la loi, pour rappeler l’impératif moral. Même pas le flic qui interroge Alex, plutôt porté à l’empathie, à l’identification avec l’adolescent (« moi aussi je faisais tout comme toi »). Comme posté dans le cerveau d’Alex, Gus Van Sant refuse tout autant de faire l’adulte. Il enregistre avec une neutralité bienveillante les sensations, les images et les sons qui traversent l’ado. Lequel n’entend pas se dénoncer. Il voudrait juste oublier, regagner le monde sans entraves du skate, que symbolise le Paranoid Park. La mort n’est-elle qu’une image mentale à zapper au plus vite ? La faute, un sifflement dans les oreilles dont on attend que « ça » passe ?

Troublante expérience que de voir ainsi défiler les décors et figures du film de teen­ager depuis l’intérieur de cette conscience de mutant. La girlfriend devient une poupée mécanique, absurdement apprêtée, obsédée par son dépucelage. Les parents divorcés, des fantômes tristes, englués dans des questions d’argent, de calendrier. Gus Van Sant n’a pas besoin de forcer le trait : rien ni personne n’est spécialement glauque ou hostile dans la vie d’Alex, mais rien n’atteint l’adolescent – à qui le jeune Gabe Nevins prête un calme sibyllin. Au moins sa terrible mésaventure l’incite-t-elle confusément à redéfinir son rapport à autrui, à se rapprocher par exemple d’une autre fille moins lookée et moins jolie, mais libre-penseuse et (extra)lucide. Un lien, enfin. Une fragile piste d’avenir, terrestre et concrète, une raison d’habiter un peu plus le monde effectif.

Fuir ou ne pas fuir, telle est bien la question. La réalité est-elle si décourageante qu’on cherche à lui opposer une alterna­tive chimérique, comme le « parc » fantasmé d’Alex ? Depuis quelques films, la splendeur du cinéma de Gus Van Sant, mélange de sophistication formelle et de limpidité émouvante, est la consolation, la réponse du réalisateur au tragique de l’existence (suicide du jeune Kurt Cobain dans Last Days ou tuerie du lycée de Columbine dans Elephant). Une bulle de beauté, à l’abri de tout. Aujourd’hui, Gus Van Sant met en quelque sorte cette fuite contemplative en question avec un portrait d’ado ayant perdu ses repères dans un bel univers de substitution. Paradoxe, l’alerte prend de nouveau une forme infiniment séduisante. De toute évidence, le cinéma est le « parc » de Gus Van Sant. A chacun de trouver le sien. Mais aussi de savoir en revenir.

Louis Guichard »

Maigrir toujours et toujour... |
sarahd2 |
Neuf mois et plus |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | hey iris_
| j'arrête demain
| Lubna :Oui a la différence ...